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28/1/26

Durée de séquestre et vente de fonds de commerce : le guide complet pour dirigeants de PME

Dirigeant de société, découvrez la durée du séquestre du prix de vente d’un fonds de commerce, les délais légaux (opposition, solidarité fiscale), les risques, et les bonnes pratiques pour récupérer votre argent en toute sécurité.

Lors d’une vente de fonds de commerce, le prix n’est presque jamais versé immédiatement au vendeur. Il est généralement bloqué sur un compte séquestre pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, afin de protéger l’acquéreur et les créanciers.

Pour un dirigeant de PME, comprendre la durée de séquestre, les délais d’opposition, la solidarité fiscale, le rôle du séquestre (avocat, notaire, banque) et les conditions de récupération des fonds est crucial pour anticiper sa trésorerie et sécuriser l’opération.

I. Rappels : vente de fonds de commerce, séquestre et cadre légal

1. Qu’est-ce que la vente d’un fonds de commerce et l’acte de cession de fonds de commerce ?

La vente d’un fonds de commerce porte sur un ensemble d’éléments incorporels (clientèle, enseigne, droit au bail, nom commercial, licences, etc.) et corporels (matériels, outillage, parfois stock, selon les stipulations), cédés à un acquéreur dans le cadre d’un acte de cession de fonds de commerce.

Cet acte de cession de fonds de commerce doit respecter un formalisme précis (mentions obligatoires, publicités, enregistrement, formalités fiscales et sociales), sous peine de risques de nullité, de litiges ou de mise en jeu de la responsabilité des parties.

L’un des points pratiques centraux de cet acte est la modalité de paiement du prix : paiement comptant, paiement échelonné, garantie de passif, clause de séquestre, etc.

2. Qu’est-ce qu’un séquestre dans une cession de fonds de commerce ?

Le séquestre est la situation dans laquelle une somme (le prix de cession) ou parfois des documents est confiée à un tiers, neutre et désintéressé, chargé de conserver les fonds pendant un certain temps et de les libérer selon des conditions déterminées.

Dans une cession de fonds de commerce, il s’agit le plus souvent :

  • d’un avocat (via son compte CARPA),
  • d’un notaire,
  • plus rarement, d’une banque ou d’un autre tiers spécialement désigné.

Ce tiers est appelé séquestre conventionnel du prix de vente du fonds de commerce. Il doit conserver les sommes, gérer les éventuelles oppositions, puis répartir et verser les fonds séquestrés aux personnes qui y ont droit.

3. Pourquoi séquestrer le prix de vente d’un fonds de commerce ?

Le prix de vente d’un fonds de commerce est séquestré pour plusieurs raisons essentielles :

  • protéger l’acquéreur contre la solidarité fiscale avec le vendeur (impôts sur les bénéfices, parfois TVA, dettes fiscales anciennes),
  • permettre aux créanciers du vendeur d’exercer leur droit d’opposition sur le prix de vente pendant un délai déterminé,
  • organiser la répartition entre différents créanciers (fisc, organismes sociaux, fournisseurs) avant de verser le solde au vendeur.

Autrement dit, le séquestre sert à s’assurer que le prix ne sera pas encaissé par le vendeur et « dissipé » avant que les créanciers aient pu se manifester et que la situation fiscale soit régularisée.

II. Durée de séquestre : quels sont les délais légaux pour la vente d’un fonds de commerce ?

1. Quel est le délai légal d’un séquestre ? Combien de temps dure un séquestre en pratique ?

Il n’existe pas un seul délai légal de séquestre, mais plusieurs délais qui s’articulent :

  • délai d’opposition des créanciers sur le prix de cession,
  • délai de solidarité fiscale entre vendeur et acquéreur,
  • délais pratiques nécessaires au séquestre pour rassembler les documents, payer les créanciers, puis libérer le solde.

En pratique, pour une cession classique, les praticiens constatent souvent :

  • une durée « théorique » minimale d’environ 3 à 3,5 mois dans les scénarios les plus favorables ;
  • une durée courante de séquestre du prix de vente d’un fonds de commerce autour de 105 jours à compter de l’acte de cession ;
  • une durée plus longue pouvant aller jusqu’à 5 à 5,5 mois lorsque la situation fiscale et sociale du vendeur est complexe, ou en cas d’oppositions multiples.

Pour un dirigeant, il est donc prudent de considérer que l’argent de la vente de fonds de commerce ne sera réellement disponible qu’au bout de plusieurs mois, sauf dispositif contractuel très spécifique.

2. Quel est le délai de séquestre pour la vente d’un fonds de commerce ?

Sur le plan pratique, de nombreux auteurs et praticiens retiennent une référence fréquemment citée :

  • environ 105 jours de blocage du prix, combinant :
    • la date de l’acte,
    • la publication dans un journal d’annonces légales et au BODACC,
    • le délai d’opposition de 10 jours,
    • le temps de réception et de traitement des oppositions,
    • la prise en compte de la solidarité fiscale (90 jours selon les textes applicables),
    • la répartition par le séquestre.

Ce chiffre n’est pas un absolu mathématique, mais un ordre de grandeur utile à expliquer au cédant et à l’acquéreur afin qu’ils n’anticipent pas un versement immédiat.

Dans certains cas, avec un vendeur parfaitement à jour de ses obligations et une administration fiscale réactive, le séquestre peut être réduit, mais il est rare qu’il soit inférieur à 2 ou 3 mois.

3. Quel est le délai légal d’un séquestre au regard du délai d’opposition pour le prix de vente d’un fonds de commerce ?

Le délai d’opposition des créanciers fait partie des points clés pour comprendre la durée de séquestre :

  • après la signature de l’acte de cession de fonds de commerce, une publicité doit être réalisée dans un journal d’annonces légales et au BODACC ;
  • à compter de la dernière de ces publications, les créanciers du vendeur disposent d’un délai d’opposition de 10 jours pour s’opposer au paiement du prix au vendeur ;
  • pendant ce délai de 10 jours, il est exclu de verser le prix au vendeur, sous peine de mettre en danger l’acquéreur et d’engager la responsabilité du séquestre.

Ce délai de 10 jours est donc un socle minimal : avant son expiration, aucune libération de fonds ne devrait intervenir. En pratique, il se cumule avec le délai de solidarité fiscale, d’où le blocage de plusieurs mois.

III. Séquestre et solidarité fiscale : impact sur la durée et la récupération des fonds

1. Solidarité fiscale et délai de solidarité entre vendeur et acquéreur

En matière de vente de fonds de commerce, l’acquéreur peut être solidairement responsable avec le vendeur du paiement de certains impôts (notamment l’impôt sur les bénéfices réalisés avant la cession).

Les textes prévoient un délai de solidarité fiscale de l’ordre de 90 jours, qui commence à courir à compter de la déclaration des bénéfices afférents au fonds cédé (ou des formalités de publication de la cession, selon les régimes applicables).

Pendant ce délai :

  • l’administration fiscale peut réclamer les impôts dus au titre de l’exploitation antérieure,
  • l’acquéreur doit se protéger, car il pourrait être appelé à payer à la place du vendeur,
  • le séquestre conserve les fonds tant qu’il n’a pas de visibilité sur la position de l’administration.

2. Quitus fiscal et vente de fonds de commerce

Le quitus fiscal (ou attestation de l’administration indiquant qu’aucune somme n’est due, ou que la situation est régularisée) joue un rôle central pour raccourcir, autant que possible, la durée de séquestre.

Concrètement, le vendeur doit :

  • faire arrêter ses comptes (avec son expert-comptable),
  • déposer les déclarations de bénéfices afférents au fonds cédé dans les délais,
  • payer les sommes dues,
  • solliciter de l’administration une attestation ou une position claire sur l’absence de dette résiduelle.

Plus le vendeur est rigoureux et anticipateur, plus il est facile pour le séquestre et l’acquéreur de libérer tout ou partie des fonds avant l’expiration de la durée maximale théorique.

IV. Le séquestre est-il obligatoire dans une cession de fonds de commerce ?

1. Séquestre légal ou séquestre d’usage ?

Il n’existe pas, à ce jour, de texte imposant dans tous les cas un séquestre obligatoire du prix de vente d’un fonds de commerce.

En revanche :

  • la combinaison du délai d’opposition des créanciers,
  • de la solidarité fiscale,
  • et de la responsabilité potentielle de l’acquéreur et de son conseil

rend, en pratique, le séquestre quasi incontournable pour toute cession sérieuse.

De nombreux praticiens considèrent qu’il serait extrêmement imprudent de verser directement tout le prix au vendeur sans séquestre, sauf hypothèse très particulière, parfaitement sécurisée sur le plan fiscal, social et financier.

2. Compte séquestre particulier et compte séquestre d’avocat

Le prix de vente est généralement versé sur un compte séquestre ouvert par le séquestre (avocat, notaire, etc.).

  • Le compte séquestre d’avocat (compte CARPA) est très fréquent. Il est dédié à la réception de fonds appartenant aux clients et contrôlé par l’Ordre, ce qui renforce la sécurité.
  • Le compte séquestre notarial est également possible, notamment lorsque la cession de fonds de commerce est intégrée dans une opération immobilière plus large.
  • Un compte séquestre particulier (ou compte spécifique ouvert par une banque à cette fin) peut être envisagé, mais il doit être strictement paramétré contractuellement pour éviter tout risque de confusion de patrimoines.

Pour approfondir le fonctionnement global du mécanisme, vous pouvez utilement vous reporter à l’article :
https://www.victorisavocat.com/en/blog/le-compte-sequestre-guide-complet-du-mecanisme-juridique-et-pratique

V. Comment récupérer l’argent sur le compte séquestre après la vente d’un fonds de commerce ?

1. Récupérer l’argent sur le compte séquestre : étapes pratiques

La récupération de l’argent sur le compte séquestre suit plusieurs étapes :

  1. Signature de l’acte de cession de fonds de commerce et versement du prix sur le compte séquestre.
  2. Réalisation des publicités légales (journal d’annonces légales, BODACC).
  3. Décompte du délai de 10 jours pour l’opposition des créanciers.
  4. Réception éventuelle d’oppositions (fisc, créanciers privés, organismes sociaux).
  5. Gestion des oppositions par le séquestre (vérification, demandes de justificatifs, éventuelles négociations).
  6. Prise en compte de la solidarité fiscale et, si possible, obtention d’un quitus fiscal.
  7. Répartition des fonds séquestrés : paiement en priorité des créanciers légitimes, puis versement du solde au vendeur.

En fonction du nombre d’oppositions, du sérieux de la comptabilité, de la réactivité de l’administration, la récupération peut être plus ou moins rapide.

2. Récupérer l’argent de la vente de fonds de commerce : délais réalistes

Pour un vendeur, il est utile de distinguer :

  • le délai minimal juridique (fin du délai d’opposition + conditions de base),
  • le délai réaliste (temps de traitement, obtention d’attestations, gestion des éventuels litiges).

Ainsi, même si certains textes évoquent 105 jours ou 90 jours, il est raisonnable de considérer que la récupération de l’argent de la vente de fonds de commerce interviendra en pratique entre 3 et 5 mois après l’acte, sauf cas très simple et parfaitement préparé.

VI. Encadré pédagogique : calendrier simplifié de la durée de séquestre

Voici un calendrier type (indicatif) pour illustrer la durée de séquestre du prix de vente d’un fonds de commerce.

ÉtapeDescriptionImpact sur la durée de séquestre
JSignature de l’acte de cession de fonds de commerce, versement du prix sur le compte séquestre.Début du blocage du prix.
J + 0 à J + 15Publication dans un journal d’annonces légales puis au BODACC.Point de départ du délai d’opposition des créanciers.
J + 15 à J + 25Délai de 10 jours pour l’opposition des créanciers.Aucun versement au vendeur pendant ce délai.
J + 25 à J + 105 (environ)Traitement des oppositions, prise en compte de la solidarité fiscale, obtention éventuelle d’un quitus fiscal.Phase principale de séquestre, paiement des créanciers, préparation de la répartition.
À partir de J + 105Répartition par le séquestre, versement du solde au vendeur.Fin de séquestre (sauf difficultés particulières).

Ce tableau est volontairement schématique, mais il permet de visualiser que la durée de séquestre dépasse largement le seul délai de 10 jours d’opposition.

VII. Clauses types relatives au séquestre dans l’acte de cession de fonds de commerce

1. Clauses usuelles sur la durée de séquestre

Dans un acte de cession de fonds de commerce, on trouve fréquemment une clause décrivant :

  • la désignation du séquestre (avocat, notaire, etc.),
  • le compte sur lequel le prix doit être versé,
  • les conditions de conservation des fonds,
  • les critères permettant au séquestre de procéder aux paiements (fin des délais d’opposition, réception d’attestations, accord des parties, etc.),
  • la répartition des frais de séquestre.

Exemple de formulation de style (à adapter) :

« Le prix de cession, d’un montant de […] euros, sera versé par l’Acquéreur entre les mains de Maître […], Avocat au Barreau de […], désigné en qualité de séquestre amiable, sur le compte séquestre ouvert à cet effet. Le séquestre conservera les fonds jusqu’à l’expiration des délais d’opposition et de solidarité fiscale, ainsi que jusqu’à réception des attestations et justificatifs lui permettant de procéder à la répartition desdits fonds entre le Vendeur et les créanciers éventuellement opposants. Le séquestre procédera ensuite au paiement des créanciers dûment fondés en leurs droits, puis au versement du solde au Vendeur. »

2. Clauses relatives à la possibilité de libérer partiellement le prix

Pour concilier les besoins de trésorerie du vendeur et la protection de l’acquéreur, certains actes prévoient la possibilité, dans des cas bien encadrés, de libérer une partie du prix (par exemple 30% ou 50%) avant la fin de tous les délais, sous conditions strictes (attestation d’un expert-comptable, absence d’opposition, garanties complémentaires, etc.).

Ces mécanismes doivent être maniés avec prudence et négociés au cas par cas, car ils peuvent exposer l’acquéreur et le séquestre si des dettes ultérieures apparaissent.

VIII. FAQ – Durée de séquestre, vente de fonds de commerce et questions pratiques

1. Quel est le délai de séquestre pour la vente d’un fonds de commerce ?

Le délai de séquestre pour la vente d’un fonds de commerce est en pratique d’environ 105 jours à compter de l’acte de cession, sous réserve des délais d’opposition (10 jours) et de solidarité fiscale (90 jours) et du temps de traitement par le séquestre.

Dans certaines situations simples et bien préparées, il peut être légèrement réduit ; dans des cas complexes, il peut atteindre 5 à 5,5 mois.

2. Quel est le délai légal d’un séquestre ?

Il n’existe pas un délai unique applicable à tous les séquestres, mais un ensemble de délais légaux qui encadrent la durée minimale de blocage :

  • délai de 10 jours pour l’opposition des créanciers après publication de la cession,
  • délai de 90 jours de solidarité fiscale après certaines formalités.

Le séquestre doit tenir compte de ces délais et des circonstances du dossier pour décider de la date de libération des fonds.

3. Quel est le délai d’opposition pour le prix de vente d’un fonds de commerce ?

Les créanciers du vendeur disposent d’un délai de 10 jours pour faire opposition au paiement du prix de vente du fonds de commerce, à compter de la dernière publication (journal d’annonces légales ou BODACC, selon les textes).

Pendant ce délai, l’acquéreur et le séquestre ne doivent pas remettre le prix au vendeur, au risque de faire échec au droit d’opposition des créanciers.

4. Le séquestre est-il obligatoire dans une cession de fonds de commerce ?

Le séquestre n’est pas juridiquement obligatoire dans tous les cas, mais il est fortement recommandé dans la quasi-totalité des cessions de fonds de commerce.

Il protège l’acquéreur contre la solidarité fiscale et les oppositions, et assure aux créanciers que le prix ne sera pas dissipé avant qu’ils aient pu faire valoir leurs droits.

5. Combien de temps dure un séquestre ?

Un séquestre peut, en théorie, être limité au temps strictement nécessaire pour purger les délais légaux et traiter les oppositions.

En pratique, pour une vente de fonds de commerce, il dure souvent entre 3 et 5 mois, sauf particularités, ce qui doit être anticipé dans la négociation et dans votre plan de trésorerie.

6. Comment récupérer l’argent sur le compte séquestre ?

Pour récupérer l’argent sur le compte séquestre, il faut :

  • attendre l’expiration du délai de 10 jours d’opposition des créanciers,
  • s’assurer que le fisc et les autres créanciers ont été satisfaits,
  • présenter au séquestre les justificatifs nécessaires (quitus fiscal, attestations, etc.),
  • puis laisser le séquestre procéder à la répartition et au versement du solde du prix de vente.

Le vendeur doit être proactif (comptes à jour, déclarations déposées, réponses rapides aux demandes de pièces).

7. Comment récupérer l’argent de la vente d’un fonds de commerce ?

La récupération de l’argent de la vente d’un fonds de commerce se fait auprès du séquestre, qui :

  • paie en priorité les créanciers légitimes,
  • puis verse le reste au vendeur lorsque les délais et conditions sont remplis.

Il est donc essentiel, pour le vendeur, d’échanger régulièrement avec son avocat séquestre pour suivre l’avancement et éviter les blocages inutiles.

8. Qu’est-ce qu’un compte séquestre particulier ?

Un compte séquestre particulier est un compte bancaire spécial dédié à la réception et la conservation temporaire de fonds dans le cadre d’un séquestre (par exemple, prix de vente d’un fonds de commerce).

Ce compte doit être distinct des comptes personnels ou d’exploitation du séquestre pour garantir l’isolement des fonds et éviter toute confusion de patrimoines.

9. Quel est le rôle du quitus fiscal dans la vente de fonds de commerce ?

Le quitus fiscal rassure l’acquéreur et le séquestre sur le fait que l’administration ne réclamera pas de sommes supplémentaires au titre de l’exploitation passée.

Il permet, dans certains cas, d’accélérer la libération des fonds séquestrés, en tout ou partie, avant l’expiration de tous les délais théoriques.

10. Que recouvre l’expression « fonds séquestrés » ?

L’expression fonds séquestrés désigne les sommes issues du prix de vente d’un fonds de commerce qui sont immobilisées sur un compte séquestre pendant une durée déterminée.

Ces fonds ne peuvent pas être utilisés par le vendeur tant que le séquestre n’a pas reçu l’autorisation ou les justificatifs nécessaires pour les libérer.

11. Quel est le lien entre transfert de fonds de commerce et séquestre ?

Le transfert de fonds de commerce ne se limite pas à la signature de l’acte :

  • juridiquement, la propriété du fonds est transférée à l’acquéreur,
  • financièrement, le prix reste bloqué sur un compte séquestre,
  • ce n’est qu’après la purge des délais et le traitement des créances que le transfert financier est réellement achevé.

Le séquestre est donc un maillon central entre le transfert juridique et la mise à disposition effective du prix.

IX. Une matière réglementée : l’importance d’être accompagné

La durée de séquestre, les délais d’opposition, la solidarité fiscale, les mécanismes de compte séquestre et de répartition des fonds relèvent d’une matière fortement réglementée, à l’interface du droit commercial, du droit fiscal et du droit bancaire.

Un montage mal sécurisé peut exposer l’acquéreur à des appels en paiement imprévus, priver le vendeur d’une partie de son prix, ou engager la responsabilité des intervenants. Il est donc essentiel de vous faire accompagner par un avocat intervenant régulièrement en cessions de fonds de commerce, capable d’anticiper les risques, de négocier les clauses de séquestre adaptées et de vous guider pas à pas dans la récupération du prix.

Article rédigé par Guillaume Leclerc, avocat en contrats commerciaux et contentieux commerciaux à Paris.