Constitution et vie de la société
28/11/25

Rédaction des statuts de société : le guide complet pour dirigeants de PME (par Maître Guillaume Leclerc, avocat)

Rédaction des statuts de société : quelles mentions obligatoires, quelles clauses prévoir en SAS, SARL ou SCI, quels risques avec des modèles gratuits et combien ça coûte ? Ce guide complet, rédigé par un avocat en droit des affaires à Paris, aide les dirigeants de PME à sécuriser la rédaction des statuts de leur société et à éviter les pièges.

Introduction : pourquoi la rédaction des statuts de société est un moment clé pour un dirigeant de PME


La rédaction des statuts de société est bien plus qu’une étape administrative : c’est un véritable contrat d’organisation de votre entreprise qui va encadrer vos relations avec vos associés, vos pouvoirs de dirigeant et la répartition de la valeur créée.  Des statuts mal pensés au départ génèrent ensuite des blocages, des renégociations pénibles ou des contentieux coûteux, alors que des statuts bien structurés sécurisent votre projet et facilitent les entrées et sorties d’associés.


Rédaction des statuts : définition et rôle dans la vie de la société


La rédaction des statuts de société correspond à l’acte écrit par lequel les associés fixent les règles de fonctionnement de la société : forme juridique, siège, capital, objet social, pouvoirs du dirigeant, modalités de décision, répartition des résultats, etc.  Ce document fondateur est obligatoire pour toute société (SAS, SARL, SA, SCI, etc.) et conditionne l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés, mais aussi la sécurité de vos relations avec les tiers (banques, clients, fournisseurs).


Rédaction des statuts : définition juridique et portée pratique


Juridiquement, les statuts sont assimilés à un contrat de société qui doit respecter le droit commun des contrats (consentement, capacité, contenu licite et certain) et les dispositions spécifiques du droit des sociétés.  Concrètement, c’est dans les statuts que l’on va organiser la gouvernance de la société, la circulation des titres, la répartition du pouvoir de vote et des dividendes : ce sont donc des leviers essentiels pour maîtriser votre société dans la durée.


Comment sont établis les statuts de la société en pratique ?

Les statuts peuvent être établis par acte sous seing privé (rédaction libre signée par les associés) ou par acte authentique devant notaire dans certains cas, notamment en présence d’apports immobiliers ou de droits au bail.  En pratique, la rédaction des statuts intervient après que les associés se sont accordés sur le projet (forme, capital, répartition, pouvoirs du dirigeant), souvent à partir d’un projet de statuts préparé avec un avocat ou à partir d’un modèle adapté.


Comment rédiger les statuts d’une société ? La méthode en 5 étapes


La rédaction des statuts de société suit une logique : identifier les besoins, choisir la forme juridique, définir les paramètres essentiels (capital, gouvernance, objet social), rédiger les clauses et vérifier la cohérence d’ensemble.  L’objectif n’est pas de remplir un formulaire, mais de traduire juridiquement votre projet d’entreprise, vos équilibres entre associés et votre stratégie de développement.


Étape 1 : clarifier le projet et les associés


Avant de rédiger, il est indispensable de préciser : qui sont les associés, quels apports chacun réalise, comment vous souhaitez répartir le capital, qui dirigera la société et comment les décisions importantes seront prises.  Par exemple, une PME familiale où un dirigeant historique souhaite garder la main n’aura pas les mêmes besoins qu’une start‑up de services numériques qui prévoit rapidement l’entrée d’investisseurs.


Étape 2 : choisir la forme sociale (SAS, SARL, SCI…)


Le choix de la forme sociale conditionne l’architecture des statuts : une SAS offre une grande liberté contractuelle, alors que la SARL est plus encadrée, tandis que la SCI obéit à un régime civil avec une responsabilité généralement indéfinie des associés.  La rédaction des statuts SAS, SARL ou SCI ne se fait donc pas sur la même logique : ce qui est possible dans une SAS (organes sur mesure, actions de préférence…) ne l’est pas forcément dans une SARL ou une SCI.


Étape 3 : intégrer les mentions obligatoires des statuts de société

La loi impose un noyau de mentions obligatoires communes à toutes les sociétés :
• Dénomination sociale (nom de la société).
• Forme juridique (SARL, SAS, SA, SCI…).
• Adresse du siège social.
• Objet social.
• Durée de la société.
• Montant du capital social et apports de chaque associé.
• Répartition des titres entre associés et identité des associés fondateurs.
• Désignation du ou des dirigeants (gérant, président…).
Omettre ou mal formuler une de ces mentions peut conduire à un rejet du dossier par le greffe, voire, dans les cas les plus graves, à une vulnérabilité de la société (nullité, difficultés de preuve, blocages).


Étape 4 : élaborer les clauses de fonctionnement et de gouvernance


Au‑delà des mentions obligatoires, la valeur ajoutée de la rédaction des statuts réside dans les clauses de fonctionnement : pouvoirs du dirigeant, conditions de convocation et de vote des assemblées, règles de majorité, distribution des résultats, etc.  Ces clauses doivent être adaptées au profil de vos associés : une société à deux associés 50/50 ne se traite pas comme une SAS à capital éclaté entre fondateurs et investisseurs.


Étape 5 : relire, tester des scénarios et signer


Avant signature, il est utile de « tester » vos statuts sur plusieurs scénarios concrets : entrée d’un nouvel associé, départ d’un associé clé, blocage sur une décision importante, vente de la société, décès ou incapacité du dirigeant.  Cette mise en situation permet d’identifier des angles morts (absence de clause d’agrément, majorités inatteignables, pouvoirs trop concentrés…) et d’ajuster la rédaction des statuts société avant de signer.


Comment élaborer le statut ? Focus sur les principales clauses des statuts de société


« Élaborer le statut » signifie aller au‑delà des simples mentions légales pour bâtir un cadre sur mesure, cohérent avec votre gouvernance, votre stratégie de croissance et la psychologie de vos associés.  Pour un dirigeant de PME, l’enjeu est de savoir sur quelles clauses concentrer ses efforts afin de sécuriser le pouvoir de décision et la stabilité de l’actionnariat.


Clauses relatives au capital social et aux apports

Les statuts doivent préciser le montant du capital social, la nature des apports (numéraire, nature, industrie), leur évaluation et la répartition des titres.  Une rédaction claire permet de prévenir les contestations ultérieures sur la valeur des apports en nature ou sur le déséquilibre entre apports et droits politiques.


Clauses d’agrément, d’incessibilité et de sortie


Les clauses d’agrément encadrent l’entrée de nouveaux associés en subordonnant la cession de titres à l’accord de la collectivité des associés ou d’un organe désigné.  Elles peuvent être complétées par des clauses d’incessibilité temporaire (période de lock‑up), ou par des mécanismes de sortie conjointe ou forcée qui figurent parfois dans un pacte d’associés mais peuvent aussi partiellement être intégrés dans les statuts.


Exemple simplifié de clause d’agrément en SAS (à adapter)


« Toute cession d’actions à un tiers non associé est soumise à l’agrément préalable de la collectivité des associés, statuant dans les conditions de quorum et de majorité prévues pour les décisions extraordinaires. À défaut d’agrément, les associés s’engagent à acquérir ou faire acquérir les actions dans un délai de trois mois, aux conditions fixées conformément à la procédure de valorisation prévue aux présents statuts. »


Clauses de gouvernance : pouvoirs du dirigeant et décisions collectives


Les statuts doivent préciser les prérogatives du dirigeant (gérant, président) : ce qu’il peut faire seul, ce qui nécessite l’accord des associés, ainsi que les modalités de nomination, de révocation et de rémunération.  En parallèle, ils déterminent quelles décisions doivent être prises collectivement, dans quelles formes (assemblée, consultation écrite) et avec quelles majorités, ce qui permet d’ajuster finement l’équilibre entre efficacité décisionnelle et protection des minoritaires.


Clauses de répartition des résultats et politique de dividendes


La rédaction des statuts doit organiser la répartition des bénéfices (dotation aux réserves légales et facultatives, distribution de dividendes, affectation du solde) et le traitement des pertes.  Une politique de distribution explicite permet d’anticiper les attentes des associés (dividendes réguliers vs. réinvestissement) et de limiter les tensions en période de croissance ou de difficultés.


Rédaction des statuts SARL : spécificités et points de vigilance


La rédaction des statuts de SARL est encadrée par un régime légal plus strict que la SAS, ce qui rassure souvent les petites structures et les sociétés familiales, mais laisse moins de place à la créativité contractuelle.  Les statuts SARL restent toutefois déterminants pour organiser la répartition des pouvoirs entre gérant(s) et associés, la cession de parts sociales et la gestion de la société au quotidien.


Mentions et clauses essentielles en SARL


En plus des mentions communes (dénomination, forme, siège, objet, capital, durée, identité des associés, gérant), les statuts SARL doivent encadrer la répartition des parts sociales et les règles de cession, plus strictes qu’en SAS.  Il est aussi important de préciser les pouvoirs du gérant, les conditions de tenue des assemblées, les règles de majorité et les modalités de répartition des bénéfices pour éviter les blocages.


Exemples de situations concrètes en SARL


• Deux associés détenant 50% chacun dans une SARL sans clause de sortie ni procédure de règlement des blocages se retrouvent paralysés lorsqu’ils ne sont plus d’accord sur la stratégie.
• Une SARL familiale omet de prévoir des règles claires en cas de décès d’un associé ; les héritiers deviennent associés sans que la famille active ne l’ait anticipé.


Rédaction des statuts SAS : liberté contractuelle et risques


La rédaction des statuts SAS se caractérise par une grande liberté d’organisation : les associés déterminent eux‑mêmes les modalités de fonctionnement des organes sociaux et les décisions qui doivent être prises collectivement.  Cette souplesse est un atout majeur pour les PME en croissance, mais elle rend la rédaction des statuts SAS particulièrement sensible : un modèle générique mal adapté peut créer des déséquilibres graves.


Clauses clés à travailler dans les statuts SAS


Les statuts SAS doivent à minima organiser :
• La désignation et les pouvoirs du président (et éventuellement d’autres organes : DG, comités).
• Les modalités de décision des associés (quorum, majorités, assemblées, consultation écrite).
• La circulation des actions (agrément, préemption, clauses d’incessibilité).
• Les droits particuliers éventuels (actions de préférence, dividende prioritaire, droit de veto).


Encadré pédagogique : erreur fréquente en SAS


Erreur typique : adopter des statuts SAS gratuits prévoyant des règles de quorum et de majorité très élevées pour toutes les décisions importantes, sans tenir compte de la répartition réelle du capital.  Résultat : certaines décisions stratégiques (augmentation de capital, cession d’actifs significatifs) deviennent quasiment impossibles à adopter, ce qui bloque l’entrée d’investisseurs ou la restructuration de la société.


Rédaction des statuts SCI : enjeux patrimoniaux et risques des modèles gratuits

La rédaction des statuts de SCI est centrale pour organiser la détention et la gestion d’un patrimoine immobilier, familial ou professionnel.  Des modèles de statuts SCI gratuits mal adaptés peuvent exposer à des risques lourds : nullité de la société, conflits entre associés, difficulté de sortie d’un associé, voire requalification fiscale.


Points clés dans des statuts SCI


Les statuts SCI doivent notamment traiter : l’objet (gestion ou acquisition d’immeubles), la répartition des parts, les pouvoirs du gérant, les modalités de convocation des associés, la cession des parts, les apports immobiliers et leurs conséquences.  Une attention particulière doit être portée aux règles de valorisation en cas de rachat de parts et aux modalités de désignation et de révocation du gérant, souvent source de tensions familiales.


Modèles gratuits de statuts SCI : pourquoi être prudent ?


Les modèles gratuits ne tiennent généralement pas compte de la situation spécifique des associés (âge, souhait de transmission, financement bancaire, régime matrimonial), ni des contraintes fiscales propres à certains montages.  En cas de litige, un juge se référera aux statuts ; si ceux‑ci sont incomplets ou incohérents, la SCI peut subir des conséquences lourdes, allant jusqu’à la nullité de la société dans certains cas.


Statuts de société gratuits : avantages et dangers


Les modèles de statuts de société gratuits (SAS, SARL, SCI) peuvent constituer un point de départ pédagogique pour comprendre la structure d’un acte, voire servir de base à un projet simple.  Mais la rédaction des statuts société ne se réduit pas à remplir des blancs : chaque clause doit être adaptée à vos associés, votre secteur, votre financement et votre stratégie.


Quand un modèle gratuit peut suffire, et quand il est dangereux


Un modèle peut éventuellement convenir pour un projet très simple (société unipersonnelle sans perspective d’ouverture du capital, activité peu risquée, absence d’actifs significatifs), à condition d’être relu.  En revanche, dès qu’il y a plusieurs associés, des apports en nature, des perspectives de croissance ou de transmission, l’usage d’un modèle gratuit non adapté devient très risqué.

Risques concrets liés aux modèles gratuits


Les principaux risques sont :
• Clauses inadaptées à la forme sociale (clauses pensées pour une SAS insérées dans une SARL ou inversement).
• Absence de clauses essentielles (exclusion, préemption, gouvernance, blocage…).
• Déséquilibres entre associés (droits de vote ou dividendes sans lien cohérent avec les apports).
• Difficulté de modification ultérieure des statuts, qui suppose une procédure formalisée et des coûts additionnels.


Rédaction des statuts : prix et budget à anticiper


Le prix de la rédaction des statuts dépend de la complexité du projet, de la forme sociale, du nombre d’associés et de l’intervention ou non d’un professionnel (avocat, notaire, expert‑comptable).  Pour un dirigeant de PME, il est utile de raisonner en coût global : rédaction des statuts, éventuel pacte d’associés, formalités, et surtout valeur de la sécurité juridique obtenue.


Fourchettes indicatives et logiques de tarification


• Modèle gratuit ou plateforme standardisée : coûts faibles, mais adaptation limitée et risque de devoir remanier les statuts plus tard.
• Rédaction sur mesure par un avocat : honoraires plus élevés, proportionnels à la complexité (nombre d’associés, levée de fonds, clauses spécifiques…), mais sécurisation globale du montage.
• Intervention d’un notaire : fréquente lorsque des apports immobiliers sont réalisés ou que l’on souhaite un acte authentique pour des raisons de preuve ou d’opposabilité.


Rédaction des statuts et coût caché des mauvaises clauses


Un dirigeant qui économise sur la rédaction des statuts peut se retrouver à payer bien plus cher ultérieurement : honoraires d’avocat pour gérer un conflit entre associés, coût d’une modification des statuts, voire perte d’un investisseur qui juge la structure trop risquée.  Il est souvent plus rentable d’investir dès l’origine dans un acte de qualité que de devoir réécrire en urgence des statuts devenus inadaptés.


Rédaction des statuts d’association : différences avec une société commerciale

La rédaction des statuts d’une association loi 1901 obéit à une logique différente de celle d’une société, même si l’on retrouve des notions communes (objet, siège, gouvernance, assemblées générales).  L’association n’a pas de but lucratif et ne répartit pas les bénéfices entre membres, ce qui se reflète dans la rédaction de ses statuts (absence de capital, règles particulières pour les ressources, etc.).


Quand envisager une association plutôt qu’une société ?


Une association peut être pertinente pour un projet collectif non lucratif (culturel, sportif, caritatif), parfois pour porter des événements ou des activités périphériques à la société.  Pour une activité économique pérenne visant la recherche de bénéfices pour les membres, la constitution d’une société reste toutefois le cadre adapté.


Rédaction des statuts société Lyon et Paris : enjeu de proximité et de secteur


Les questions de rédaction des statuts société se posent avec la même intensité à Lyon, Paris ou dans toute autre ville, mais certains secteurs concentrés dans ces métropoles (tech, industrie, conseil, immobilier) complexifient les montages.  Un accompagnement assuré par un avocat connaissant le tissu économique local, les pratiques bancaires et les usages sectoriels permet de mieux calibrer vos statuts en fonction de votre marché.


Où trouver les statuts d’une société ?


Pour consulter les statuts d’une société déjà créée, plusieurs canaux existent :
• Le greffe du tribunal de commerce, via une demande payante de copie de statuts.
• Certains services en ligne liés aux registres officiels, qui donnent accès aux pièces déposées (dont les statuts).
• Les éventuels dépôts aux services fiscaux ou auprès de notaires pour des actes authentiques.


Ces documents offrent une base d’inspiration mais ne doivent pas être copiés sans adaptation : ce qui fonctionne pour une société donnée ne sera pas nécessairement pertinent, ni même valide, pour la vôtre.


FAQ : rédaction statuts société


Comment rédiger les statuts d’une société ?

Pour rédiger les statuts d’une société, vous devez intégrer les mentions obligatoires (dénomination, forme, siège, objet, durée, capital, répartition des titres, dirigeants) et prévoir des clauses adaptées à votre gouvernance (agrément, pouvoirs du dirigeant, décisions collectives, distribution des bénéfices).  Dans la pratique, il est vivement recommandé de partir d’une trame sérieuse et de la faire adapter par un avocat pour refléter votre projet, vos associés et vos contraintes sectorielles.


Comment sont établis les statuts de la société ?


Les statuts sont établis par écrit, en général sous seing privé, parfois par acte authentique lorsqu’il y a des apports immobiliers ou des situations spécifiques.  Ils sont signés par tous les associés fondateurs après accord sur les éléments essentiels (forme, capital, répartition, dirigeants), puis joints au dossier d’immatriculation de la société.


Comment élaborer le statut de sa société de manière sécurisée ?


Élaborer le statut suppose de réfléchir en amont aux scénarios de vie de la société (entrée et sortie d’associés, transmission, levée de fonds, conflits éventuels) et de traduire ces scénarios dans des clauses claires.  L’accompagnement par un avocat permet de transformer votre vision en règles opérationnelles, tout en respectant les contraintes légales propres à votre forme sociale.


Rédaction des statuts : quelle est la définition juridique exacte ?


La rédaction des statuts désigne l’établissement d’un acte écrit qui fixe les règles de fonctionnement de la société, ses caractéristiques essentielles et les droits et obligations des associés entre eux et à l’égard des tiers.  Cet acte est obligatoire pour toute société et conditionne la validité de sa constitution et la sécurité de ses opérations.


Rédaction des statuts : quel prix faut‑il prévoir ?


Le prix varie selon que vous utilisez un modèle gratuit, une plateforme en ligne ou que vous faites appel à un avocat ou un notaire.  Au‑delà du coût immédiat, la question clé est celle du risque : une rédaction low‑cost peut générer des coûts bien plus élevés ultérieurement (modification des statuts, litiges entre associés, renonciation d’un investisseur).


Rédaction des statuts SARL : y a‑t‑il des particularités ?


Oui, la SARL est plus fortement encadrée que la SAS : ses statuts doivent respecter un régime légal précis pour la cession de parts, les assemblées, la nomination du gérant et la répartition des pouvoirs.  Cela offre un cadre rassurant, mais laisse moins de marge pour des montages sophistiqués ; d’où l’intérêt d’une rédaction rigoureuse si vous êtes plusieurs associés.


Rédaction des statuts SAS : qu’est‑ce qui la rend délicate ?

La rédaction des statuts SAS est délicate parce que la loi laisse beaucoup de liberté pour définir les organes sociaux, leurs pouvoirs et les décisions réservées aux associés.  Un modèle générique mal adapté à votre répartition du capital ou à votre stratégie peut créer des impasses décisionnelles ou des déséquilibres entre associés, d’où l’importance d’un travail sur mesure.


Rédaction des statuts SCI : faut‑il absolument un professionnel ?


Compte tenu des enjeux patrimoniaux et fiscaux d’une SCI, ainsi que des risques attachés aux modèles gratuits, l’intervention d’un professionnel (avocat ou notaire) est fortement recommandée.  Il s’agit d’éviter les erreurs qui pourraient compromettre la validité de la SCI, rendre la gestion impossible ou déclencher des conséquences fiscales indésirables.


Puis‑je utiliser un statut de société « exemple » trouvé en ligne ?


Un exemple de statut de société peut vous aider à comprendre la structure du document, mais ne doit jamais être repris tel quel sans adaptation.  Chaque projet a ses propres enjeux (répartition du capital, financement, secteur, profil des associés) qui imposent une rédaction des statuts personnalisée.


Où trouver les statuts d’une société déjà existante ?


Vous pouvez généralement obtenir une copie des statuts déposés auprès du greffe du tribunal de commerce compétent ou via des services en ligne liés aux registres officiels.  Cette consultation est utile à titre d’inspiration, mais elle ne remplace pas un travail d’adaptation pour votre propre société.


Rédaction statuts société Lyon et Paris : y a‑t‑il des spécificités locales ?


Sur le plan juridique, les règles sont nationales, mais les pratiques bancaires, les attentes des investisseurs et les usages de certains secteurs (tech à Paris, industrie ou services B2B à Lyon, par exemple) influencent la rédaction des statuts.  Un avocat ancré dans ces écosystèmes connaît mieux les clauses attendues par les partenaires locaux (banques, fonds, incubateurs) et peut adapter le contrat de société à ces attentes.


Que faire si je dois modifier ultérieurement les statuts de ma société ?


Toute modification significative (changement de siège, d’objet, de capital, de gouvernance, etc.) suppose une décision des associés, un procès‑verbal, des formalités de publicité et un dépôt de dossier de modification.  

Pour une analyse détaillée des enjeux, procédures et risques liés à la modification des statuts société, vous pourrez consulter l’article dédié.

Matière réglementée et importance de l’accompagnement par un avocat


Le droit des sociétés et la rédaction des statuts société constituent une matière réglementée, au croisement du droit des contrats, du droit fiscal, du droit social et, parfois, de régimes sectoriels spécifiques.  Recourir à un avocat permet d’anticiper les risques, d’éviter les clauses inapplicables ou dangereuses, de structurer vos relations entre associés et de vous concentrer sur le développement de votre PME en confiance.


Article rédigé par Guillaume Leclerc, avocat en contrats commerciaux et contentieux commerciaux à Paris.