Contrats internationaux
26/1/26

Vente nationale et internationale de bateaux et catamarans : le guide juridique complet pour sécuriser vos opérations

Vente internationale de bateaux et catamarans : guide complet pour sécuriser votre achat ou votre vente (contrat, changement de propriétaire, pavillon, acte de francisation, fiscalité) avec l’appui d’un avocat à Paris.

La vente internationale de bateaux et de catamarans est une opération passionnante, mais juridiquement sensible, avec des enjeux financiers souvent très élevés. Bien maîtriser le contrat, le changement de propriétaire, la francisation, le choix du pavillon et les impacts fiscaux est indispensable pour éviter les mauvaises surprises en France comme à l’étranger.

Retrouvez mon article dédié sur la vente de Yacht ici.

Vente internationale de bateaux et catamarans : de quoi parle-t-on concrètement ?

La vente internationale de bateaux et catamarans recouvre toutes les opérations où le vendeur, l’acheteur, le lieu d’immatriculation ou le pavillon sont situés dans des États différents. Cette dimension internationale implique à la fois le droit des contrats, le droit maritime, le droit fiscal, le droit des transports et parfois le droit douanier.

Dans la pratique, cela concerne aussi bien :

  • L’entrepreneur français qui achète un catamaran de croisière à un chantier italien pour l’exploiter en location saisonnière aux Antilles.
  • Le passionné de nautisme qui revend son bateau de plaisance immatriculé sous pavillon maltais à un acquéreur résidant en France.
  • La société de charter qui fait construire un catamaran en Asie, le finance via une société de leasing et l’immatricule sous un pavillon dit « de complaisance » (Malte, Îles Marshall, Îles Caïmans…).

Les enjeux juridiques majeurs d’une vente internationale de bateau ou de catamaran

Risques financiers et responsabilité du vendeur / de l’acheteur

Les principaux risques tiennent à :

  • La propriété du bateau (titres, hypothèques maritimes, opposabilité aux tiers).
  • Les vices cachés (moteur, coque, électronique, historique des avaries).
  • Les défauts de conformité (non-conformité au descriptif contractuel, équipements manquants).
  • Les retards de livraison et l’indisponibilité du navire.

Exemple concret : un vendeur cède un bateau par acte sous seing privé, mais l’acquéreur n’effectue pas l’immatriculation ni le changement de propriétaire. Le Conseil d’État a rappelé qu’à défaut d’accomplissement des formalités au greffe, la vente n’est pas opposable aux tiers, de sorte que les administrations peuvent continuer à se retourner contre l’ancien propriétaire (taxes, droits, redevances).​

Risques liés à l’immatriculation, au pavillon et aux formalités

Le choix du pavillon (France, Malte, Îles Marshall, Cayman, etc.) a un impact direct sur :

  • Le régime fiscal (TVA, droit annuel de francisation et de navigation, droit de passeport).
  • Les obligations sociales vis-à-vis de l’équipage.
  • Les règles de sécurité, d’armement et de contrôle.

En France, certains bateaux doivent impérativement être immatriculés, et la vente n’a d’effet à l’égard des tiers qu’à compter de cette immatriculation. Une mauvaise gestion des formalités peut donc rendre la vente inopposable et laisser le vendeur exposé à des revendications ou à des taxes.​

Risques fiscaux (TVA, droit de francisation, droit de passeport)

Une vente internationale de bateau ou catamaran peut déclencher :

  • La TVA (par exemple lors de la première mise en service dans l’Union européenne, ou lors de l’importation d’un bateau sous pavillon tiers).
  • Le droit annuel de francisation et de navigation (DAFN) pour les bateaux francisés.
  • Le droit de passeport pour un bateau sous pavillon étranger conservé par un résident français.

Un mauvais traitement fiscal peut conduire à des redressements, à des amendes ou, en matière de régime d’admission temporaire, à des réclamations portant sur la valeur complète du yacht ou du catamaran.​

Comment structurer juridiquement un contrat de vente internationale de bateau ou de catamaran ?

Contrat standard (MOA, Memorandum of Agreement) et adaptations nécessaires

Dans le yachting, il est fréquent d’utiliser des modèles de Memorandum of Agreement (MOA), souvent inspirés de contrats anglo-saxons, qu’il convient d’adapter aux besoins concrets des parties (usage privé, charter, exploitation commerciale, financement).

Pour un entrepreneur français, il est généralement indispensable :

  • D’adapter les clauses de droit applicable et de juridiction (par exemple pour privilégier le droit français et une juridiction ou une instance arbitrale maritime française, plutôt que le droit anglais et une juridiction londonienne).​
  • De préciser les conditions suspensives (financement, obtention d’un crédit-bail, vente préalable d’un autre navire, obtention d’une place de port).
  • De calibrer précisément la clause de livraison (port, date, état du bateau, reprise d’équipage ou non).

Clauses essentielles d’un contrat de vente internationale de bateau

Voici les clauses qui méritent une attention toute particulière :

  • Clause d’objet et de description du navire : description du bateau (marque, modèle, numéro de coque/HIN, année, pavillon, immatriculation, longueur, puissance moteur, équipements principaux). Un inventaire détaillé est fortement recommandé.
  • Prix et modalités de paiement : acompte, séquestre éventuel, paiement du solde à la signature du Bill of Sale ou au protocole de livraison, conditions de restitution de l’acompte en cas de non-réalisation des conditions suspensives.
  • Clause de livraison et transfert des risques : date et lieu de livraison, état du navire (inspection, essais en mer), moment du transfert des risques et de la propriété.
  • Clause de garanties et de vices cachés : garanties du vendeur sur la propriété, l’absence d’hypothèques et de privilèges, l’absence de dettes portuaires ou de taxes impayées, et aménagement éventuel du régime des vices cachés.
  • Clause de droit applicable et de règlement des litiges : choix du droit (français ou autre) et juridiction compétente (tribunaux de commerce, arbitrage maritime, etc.).

Exemple de clause (simplifiée) de transfert de propriété et de risques

À titre illustratif, une clause simplifiée pourrait être rédigée ainsi (à adapter impérativement au cas par cas) :

« La propriété du navire, ainsi que les risques de perte ou de détérioration, sont transférés à l’Acquéreur à la date de signature du Bill of Sale et à la condition que le prix de vente ait été intégralement payé. Jusqu’à cette date, le navire demeure sous la garde et aux risques du Vendeur, qui supportera seul toute perte ou dommage, sauf faute exclusive de l’Acquéreur. »

Une telle clause doit être articulée avec les modalités de livraison, l’assurance et les conditions suspensives de financement, ainsi qu’avec les règles spécifiques d’immatriculation et d’opposabilité aux tiers.

Changement de propriétaire d’un bateau ou d’un catamaran : formalités pratiques et juridiques

Comment se passe la vente d’un bateau entre particuliers ?

La vente d’un bateau entre particuliers fonctionne en apparence comme la vente d’un véhicule, mais avec des spécificités maritimes qu’il ne faut pas négliger.

Les étapes classiques sont :

  • Négociation du prix, des équipements inclus, de la date de livraison, des éventuels travaux préalables.
  • Rédaction d’un acte de vente ou contrat de cession, reprenant l’identité complète des parties, la description détaillée du bateau, le prix, les modalités de paiement, les conditions de livraison et la mention de l’absence d’hypothèques ou de dettes connues.
  • Signature de l’acte de vente, paiement du prix (souvent via virement bancaire sécurisé).
  • Accomplissement rapide des formalités d’immatriculation et de changement de propriétaire auprès des autorités compétentes (douanes, affaires maritimes, greffe, selon le type de navire).

Comment faire la cession d’un bateau ? Comment changer le propriétaire d’un bateau ?

Sur le plan juridique, la cession passe par :

  • Un acte de vente ou certificat de cession écrit, signé par le vendeur et l’acheteur.
  • Le dépôt d’un dossier auprès de l’administration compétente avec : acte de vente, pièces d’identité, justificatifs de propriété antérieure, éventuellement acte de francisation, certificat d’immatriculation, etc.
  • La déclaration du changement de propriétaire dans les délais légaux, sous peine de rester redevable de certaines taxes ou de voir la vente inopposable.

Pour certains navires, le code des transports prévoit que la vente n’a d’effet à l’égard des tiers qu’à compter de l’immatriculation du bateau au nom de l’acquéreur. Cela signifie qu’un vendeur qui se contenterait de signer un acte sans veiller à la mise à jour de l’immatriculation pourrait rester « officiellement » propriétaire vis-à-vis des autorités.​

Quel est le tarif / prix pour le changement de propriétaire d’un bateau ?

Le coût du changement de propriétaire comprend généralement :

  • Les frais administratifs liés au dossier (éventuels droits d’enregistrement, taxes administratives).
  • Éventuellement des droits de francisation ou de navigation, si le changement s’accompagne d’une modification de la situation administrative (par exemple francisation d’un bateau étranger ou changement de pavillon avec réévaluation des droits).

Ces coûts varient selon :

  • La longueur du bateau.
  • La puissance du moteur.
  • La valeur et le type du navire (plaisance, commerce).
  • L’éventuel changement de pavillon ou de mode d’exploitation (privé / commercial).

En pratique, il est recommandé de prévoir dans le contrat qui supportera ces frais (vendeur, acheteur, partage) pour éviter les litiges ultérieurs.

Pavillon et francisation : comment changer le pavillon de votre navire ou franciser un bateau acheté à l’étranger ?

Comment puis-je changer le pavillon de mon navire ?

Changer le pavillon d’un bateau consiste à modifier l’État d’immatriculation et donc le régime juridique applicable au navire. Cela suppose en principe :

  • La radiation du bateau auprès du registre du pavillon d’origine.
  • L’immatriculation auprès du nouveau pavillon (France ou autre État), avec dépôt d’un dossier complet (titres de propriété, preuves de radiation, caractéristiques du navire, assurances).

Ce changement de pavillon :

  • Peut avoir des conséquences fiscales (TVA, droits et taxes spécifiques au nouveau pavillon).
  • Peut modifier le régime social applicable à l’équipage et les obligations réglementaires.
  • Exige souvent le concours de professionnels (avocat, agent maritime, transitaire en douane) pour coordonner les formalités dans plusieurs pays.

Qu’est-ce que l’acte de francisation d’un bateau ?

L’acte de francisation est, pour simplifier, l’équivalent maritime de la carte grise d’un véhicule terrestre. C’est un titre de navigation délivré par l’administration des douanes, qui :

  • Autorise le bateau à battre pavillon français.
  • Atteste de son enregistrement auprès des autorités françaises.
  • Conditionne la soumission du bateau au droit français (législatif et fiscal), notamment au paiement du Droit Annuel de Francisation et de Navigation (DAFN) lorsque celui-ci est dû.

L’acte de francisation est attaché au bateau et à son propriétaire et reste valable toute la durée de vie du navire tant qu’il bat pavillon français. Tout changement (mutation de propriété, modification du moteur, changement de longueur de coque, etc.) doit être déclaré à l’administration, qui délivre un nouvel acte.

Comment puis-je franciser un bateau acheté à l’étranger ?

Pour franciser un bateau acheté à l’étranger, il convient généralement :

  • De prouver la propriété (facture, acte de vente, Bill of Sale).
  • De fournir les caractéristiques techniques du bateau (certificats, conformité).
  • D’accomplir les formalités douanières d’importation si le bateau vient d’un pays tiers à l’UE, ce qui peut déclencher une taxation à la TVA.
  • De déposer un dossier auprès du service des douanes pour obtenir l’acte de francisation.

Lorsque le bateau était auparavant sous pavillon étranger, la francisation est souvent indispensable pour naviguer de façon régulière sous pavillon français. Il existe toutefois des cas où un ressortissant européen ou français, domicilié en France, peut conserver le pavillon étranger à condition de s’acquitter d’un droit de passeport, d’un montant équivalent au DAFN.

Où trouver mon acte de francisation ?

Votre acte de francisation est délivré par les services des douanes compétents pour votre zone. Il se présente comme un document administratif officiel comportant :

  • L’identification du bateau.
  • L’identité du propriétaire.
  • Le numéro d’immatriculation.

En pratique, si vous l’avez égaré, vous pouvez :

  • Vous rapprocher du bureau des douanes qui a délivré l’acte pour en demander un duplicata.
  • Envisager, selon les évolutions réglementaires, un accès dématérialisé via des portails en ligne dédiés à la plaisance (lorsqu’ils existent).​

Quel est le prix d’un acte de francisation pour un bateau ?

L’acte de francisation en lui-même s’inscrit dans un ensemble de droits et taxes dont le principal est le DAFN. Le montant de ce droit dépend notamment :

  • De la longueur du navire.
  • De la puissance du moteur.
  • De l’usage du bateau (plaisance personnelle, exploitation commerciale).
  • D’éventuels abattements ou exonérations selon les situations.

Certains régimes spécifiques, comme l’immatriculation au registre RIF (Registre International Français), peuvent ouvrir droit à des avantages fiscaux ou sociaux (par exemple réduction des cotisations patronales pour les membres d’équipage résidant en France), ce qui doit être étudié au cas par cas.

Exemple pratique : vente internationale d’un catamaran exploité en charter

Pour illustrer, prenons le cas d’un entrepreneur français qui exploite un catamaran de 50 pieds en charter dans les Caraïbes.

Les principales questions juridiques seront :

  • Quel pavillon choisir (France, Malte, Îles Marshall, etc.) pour optimiser la fiscalité, les règles sociales et la souplesse d’exploitation ?
  • Quel montage contractuel retenir (propriété directe, société de leasing, société de gestion) ?
  • Comment structurer le contrat de vente internationale avec le chantier étranger (ou le précédent propriétaire) pour sécuriser la livraison, les garanties et le transfert de propriété ?
  • Quelles formalités douanières et de TVA accomplir lors de l’importation éventuelle du navire dans l’UE ?

Dans un tel dossier, l’intervention d’un avocat ayant l’habitude de coordonner :

  • La rédaction et la négociation du MOA.
  • Les échanges avec les autorités de pavillon.
  • Les démarches d’immatriculation et de francisation ou d’inscription dans un registre étranger.
  • La mise en place d’éventuelles hypothèques maritimes ou sûretés de financement.
    est souvent déterminante pour éviter des choix hasardeux, difficilement réversibles.

Encadré pratique : points de vigilance pour l’entrepreneur ou le passionné de bateaux

Avant de signer un compromis ou un MOA

Avant de signer, veillez notamment à :

  • Vérifier la chaîne de propriété du bateau (titres successifs, absence d’hypothèques ou de privilèges maritimes).
  • Contrôler la situation fiscale (TVA réglée, éventuelles dettes douanières, droit de francisation à jour).
  • Faire réaliser une expertise et des essais en mer, documentés par écrit.
  • Définir clairement le droit applicable et la juridiction compétente, en évaluant ce que signifie concrètement un contentieux à Londres, Malte ou dans une autre juridiction étrangère.

Après la signature : formalités impératives

Après la signature de l’acte de vente :

  • Procédez sans délai au changement de propriétaire auprès des autorités (douanes, affaires maritimes, registre compétent).
  • Mettez à jour l’acte de francisation ou les documents d’immatriculation étrangers.
  • Ajustez votre assurance (nouveau propriétaire, nouveau pavillon, nouvelle zone de navigation).
  • Vérifiez les impacts fiscaux (TVA, DAFN, droit de passeport).

Le rôle de l’avocat dans la vente internationale de bateaux et catamarans

Avocat vente bateau : pourquoi se faire accompagner ?

Un avocat intervenant en vente de bateau et de catamaran intervient à plusieurs niveaux :

  • Analyse du projet (achat pour usage privé, exploitation commerciale, charter, société de gestion).
  • Négociation et rédaction du contrat de vente internationale (MOA, conditions suspensives, clauses de garanties, clauses de droit applicable et de juridiction).
  • Coordination des formalités d’immatriculation, de changement de pavillon, de francisation et de mise en conformité fiscale.
  • Gestion des litiges éventuels (annulation de vente, vices cachés, défaut de livraison, contentieux avec les douanes ou les autorités de pavillon)

L’enjeu est de transformer une passion ou un investissement en opération juridiquement maîtrisée, plutôt que de découvrir a posteriori des risques non anticipés.

Un avocat peut-il faire un acte de vente ?

Oui, un avocat peut parfaitement rédiger et formaliser un acte de vente de bateau ou de catamaran. Dans le cadre de sa mission de conseil, il :

  • Rédige un contrat sur mesure, adapté à la situation des parties et aux règles applicables.
  • S’assure que l’acte contient toutes les mentions obligatoires et les clauses de protection nécessaires.
  • Coordonne, le cas échéant, l’intervention d’un notaire lorsque la forme authentique est requise ou souhaitable (par exemple en présence de sûretés complexes, de montage international ou de financement bancaire).

L’intervention de l’avocat permet également de documenter les échanges, de tracer les étapes de la négociation et de sécuriser la preuve en cas de litige ultérieur.

FAQ : vente internationale de bateaux et catamarans, pavillon, francisation et changement de propriétaire

Comment se passe la vente d’un bateau entre particuliers ?

La vente d’un bateau entre particuliers se déroule en plusieurs étapes : négociation, rédaction d’un acte de vente détaillé, signature, paiement puis formalités administratives de changement de propriétaire et, le cas échéant, de mise à jour de l’acte de francisation ou de l’immatriculation. Ce n’est qu’une fois ces formalités accomplies que la vente est pleinement sécurisée et opposable aux tiers.

Comment faire la cession d’un bateau ?

Pour céder un bateau, il faut :

  • Rédiger un acte de vente ou certificat de cession mentionnant l’identité complète des parties, la description du navire, le prix, la date et le mode de paiement, ainsi que les déclarations de propriété et d’absence de charges.
  • Signer l’acte, en conservant plusieurs originaux.
  • Déposer un dossier de changement de propriétaire auprès des autorités (douanes, affaires maritimes, registre).

L’accompagnement par un avocat permet de s’assurer que l’acte répond aux exigences de la réglementation applicable et d’éviter les imprécisions qui peuvent générer des litiges.

Comment changer le propriétaire d’un bateau ?

Le changement de propriétaire s’opère :

  • Par la signature de l’acte de vente.
  • Puis par la déclaration de mutation de propriété auprès des services compétents (douanes, greffe, affaires maritimes), avec à la clé la délivrance d’un nouveau titre d’immatriculation ou d’un nouvel acte de francisation.

Tant que l’immatriculation n’est pas mise à jour, l’ancien propriétaire peut rester considéré comme tel par les autorités, ce qui peut entraîner des conséquences fiscales ou administratives à sa charge.​

Quel est le tarif pour le changement de propriétaire d’un bateau ?

Le tarif du changement de propriétaire dépend :

  • Des frais administratifs facturés pour le traitement du dossier.
  • Des droits et taxes éventuellement dus (TVA, droit annuel de francisation et de navigation, droit de passeport, selon la situation).

Il est donc prudent d’anticiper ces coûts dès la négociation et d’indiquer dans le contrat qui en assumera la charge.

Comment puis-je changer le pavillon de mon navire ?

Pour changer le pavillon :

  • Le navire doit être radié du registre de son pavillon actuel.
  • Un dossier d’immatriculation doit être déposé auprès des autorités du nouveau pavillon, avec les pièces de propriété, les caractéristiques techniques du bateau et, le cas échéant, des preuves de conformité technique.

Ce changement peut avoir des effets importants sur la fiscalité, le régime social de l’équipage et les contrôles de sécurité, d’où l’intérêt d’un accompagnement juridique spécialisé.

Comment puis-je franciser un bateau acheté à l’étranger ?

Pour franciser un bateau acheté à l’étranger, il convient :

  • De régulariser sa situation douanière (importation, TVA).
  • De constituer un dossier auprès des douanes pour obtenir l’acte de francisation, avec les titres de propriété et les caractéristiques du bateau.
  • De vérifier si le bateau remplit les critères pour battre pavillon français (propriétaire, usage, caractéristiques).

Cette démarche conditionne la possibilité de naviguer en France sous pavillon français et de se conformer aux obligations légales françaises.

Qu’est-ce que l’acte de francisation d’un bateau ?

L’acte de francisation est un document administratif obligatoire pour de nombreux bateaux de plaisance naviguant sous pavillon français, qui atteste de leur enregistrement auprès des douanes. Il permet d’identifier officiellement le navire et d’en rattacher la propriété, tout en déterminant les droits et taxes (notamment le DAFN) dont le propriétaire est redevable.

Où trouver mon acte de francisation ?

Votre acte de francisation est remis par les services des douanes lors de l’enregistrement du bateau. En cas de perte, il est possible de contacter le bureau qui l’a délivré pour demander un duplicata et, selon les dispositifs en place, d’accéder à certaines informations via des services en ligne dédiés à l’immatriculation des bateaux de plaisance.

Quel est le prix d’un acte de francisation pour un bateau ?

Le coût lié à l’acte de francisation se matérialise principalement par le droit annuel de francisation et de navigation, dont le montant dépend de la longueur du bateau, de la puissance du moteur, de l’usage du navire et de divers paramètres fiscaux. Ce montant peut être sensiblement différent selon que le bateau est utilisé pour la plaisance personnelle ou pour une exploitation commerciale.

Avocat vente bateau : en quoi peut-il m’aider dans une vente internationale de bateaux et catamarans ?

Un avocat spécialisé peut :

  • Évaluer les risques de la transaction, notamment internationaux (pavillon, droit applicable, fiscalité).
  • Rédiger ou adapter le contrat de vente (MOA) et les actes de cession.
  • Organiser le changement de propriétaire, la francisation et les démarches de changement de pavillon.
  • Assister en cas de litige, de retard de livraison, de vices cachés ou de difficulté avec les douanes.

Son intervention vous permet de transformer une opération complexe en un processus sécurisé et maîtrisé.

Un avocat peut-il faire un acte de vente de bateau ?

Oui, l’avocat peut rédiger un acte de vente de bateau ou de catamaran et encadrer juridiquement la transaction. Il peut :

  • Rédiger l’acte en conformité avec la réglementation applicable, en intégrant les clauses adaptées à la dimension internationale de l’opération.
  • Veiller à la cohérence entre l’acte de vente, les démarches d’immatriculation et la fiscalité.
  • Travailler avec un notaire et d’autres professionnels (agents maritimes, transitaires, experts) lorsque le montage ou le montant de l’opération l’exige.

Une matière réglementée nécessitant l’intervention d’un avocat

La vente internationale de bateaux et de catamarans, la francisation, le changement de pavillon et le changement de propriétaire relèvent d’une matière fortement réglementée où se croisent droit maritime, droit des contrats, droit fiscal, droit des transports et règles douanières. Chaque opération présente des spécificités liées au type de navire, au pavillon, au montage financier, à l’usage (privé ou commercial) et aux États impliqués.

Dans ce contexte, l’accompagnement d’un avocat en contrats commerciaux et en droit maritime est vivement recommandé afin d’anticiper les risques, de rédiger des contrats solides et de piloter les formalités (immatriculation, acte de francisation, changement de propriétaire, choix de pavillon) dans les délais. Un conseil sur mesure reste la meilleure garantie pour protéger vos intérêts, sécuriser votre investissement et profiter sereinement de votre bateau ou de votre catamaran.

Article rédigé par Guillaume Leclerc, avocat en contrats commerciaux et contentieux commerciaux à Paris, 34 Avenue des Champs-Elysées.