Avocat à Paris pour vos contrôles DGCCRF, DDPP et DREETS : amendes administratives, délais de paiement, audition libre, perquisitions OVS. Défense Victoris.

Ne restez pas seul face à l'administration : une défense immédiate et stratégique.
Un contrôle de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations), de la DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) ou de l'Autorité de la concurrence n'est jamais anodin. Qu'il s'agisse d'une simple demande de documents ou d'une perquisition lourde (OVS), les risques sont réels : amendes administratives massives, sanctions pénales pour le dirigeant et atteinte à la réputation (publication "name and shame").
Mon intervention en tant qu'avocat DGCCRF, DDPP et DREETS se déploie en 3 temps pour protéger vos droits :
Si vous êtes convoqué à une audition libre par la DDPP ou la DGCCRF, ou si vous avez reçu une injonction administrative, vous trouverez dans mes articles dédiés les conseils stratégiques pour préparer votre défense.
Retrouvez un exemple de publications du cabinet ici :
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Cas anonymisé. Détails et chiffres modifiés pour préserver la confidentialité.
Une ETI industrielle d'Île-de-France (180 salariés, 65 M€ de CA) reçoit un procès-verbal du pôle C de la DREETS à l'issue d'un contrôle inopiné sur les délais de paiement fournisseurs portant sur deux exercices comptables. L'administration relève 1 240 factures payées au-delà de 60 jours fin de mois et notifie un projet de sanction de 750 000 € avec publication "name and shame" prévue pour 6 mois sur le site de la DGCCRF.
Solution apportée : analyse en urgence du PV (j'identifie trois axes de défense : incohérences dans le mode de calcul retenu par l'enquêteur, prise en compte erronée de factures contestées qui n'auraient pas dû entrer dans l'assiette, défaillances du logiciel comptable déjà corrigées au moment du contrôle). Rédaction d'un mémorandum d'observations de 18 pages dans le délai contradictoire de 60 jours (L. 470-2 IV C. com.), réunion technique avec le pôle C de la DREETS pour présenter les correctifs déjà mis en oeuvre et l'engagement formel du dirigeant sur un plan de mise en conformité.
Résultat : amende ramenée à 375 000 € (- 50 %), publication "name and shame" évitée, accord sur un plan de mise en conformité validé par l'administration avec point d'étape à 12 mois.
Cas anonymisé. Détails et chiffres modifiés pour préserver la confidentialité.
Le dirigeant d'une PME e-commerce (35 salariés, 12 M€ de CA) est convoqué en audition libre par la DDPP à la suite d'un signalement consommateur concernant l'allégation "Made in France" affichée sur une gamme de produits dont une part de la valeur ajoutée serait, selon le signalant, d'origine étrangère. L'enjeu est qualifiant : la pratique commerciale trompeuse (art. L. 121-1 du Code de la consommation) peut entraîner des sanctions pénales contre le dirigeant (2 ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende, montant porté de manière proportionnée au chiffre d'affaires) et contre la personne morale.
Solution apportée : préparation stratégique de l'audition en 4 heures de travail intensif (analyse du dossier produits client, cartographie du cadre juridique applicable - décret 2022-1394, doctrine de Bercy sur le "Made in France", critère de la dernière transformation substantielle au sens du Code des douanes de l'Union), élaboration d'un argumentaire factuel démontrant un taux de valeur ajoutée française réelle de 52 % (au-delà du seuil du décret), production d'attestations fournisseurs et de factures probantes. Accompagnement le jour de l'audition pour veiller au respect des droits du dirigeant (droit au silence, droit de ne pas s'auto-incriminer, secret professionnel avocat-client).
Résultat : procédure classée sans suite par le procureur de la République 4 mois plus tard. Aucune sanction pénale, aucune publication. Mise en place en parallèle d'une procédure interne de validation des allégations marketing et de la communication produits, pour sécuriser les opérations commerciales futures.
Trois réflexes dans les 48 heures : (1) appeler immédiatement votre avocat pour cadrer la stratégie avant tout échange avec l'administration, (2) cartographier les pièces que vous allez devoir produire (CGV, factures, scripts de démarchage, justificatifs d'allégations marketing) et identifier celles qui peuvent prêter à discussion, (3) ne JAMAIS répondre à chaud aux enquêteurs sans préparation préalable. L'avis de contrôle déclenche une fenêtre stratégique de quelques jours (10 à 15 selon les cas) qui doit être utilisée pour structurer votre défense, pas pour subir l'enquête.
Avant toute sanction administrative en matière de concurrence ou de consommation, l'article L. 470-2 IV du Code de commerce impose à l'administration de notifier au mis en cause un courrier décrivant les manquements relevés, les sanctions envisagées et le délai pour formuler des observations écrites, qui est de 60 jours. Cette phase est le moment-clé de la défense : c'est là que vous pouvez démontrer l'absence de manquement, qualifier différemment les faits, justifier de mesures correctrices, négocier le montant de l'amende ou la non-publication. Un mémorandum d'observations bien construit (10 à 25 pages selon le dossier) peut diviser la sanction par 2 ou 3, voire faire abandonner la procédure.
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) est l'administration centrale (Bercy) qui définit la doctrine et pilote les contrôles nationaux. La DDPP (Direction départementale de la protection des populations) est l'échelon départemental qui mène les contrôles sur les pratiques commerciales et la sécurité des produits. La DREETS (Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités) regroupe les anciennes DIRECCTE et intervient notamment via son pôle C sur les délais de paiement, les pratiques restrictives de concurrence et les contrats commerciaux. Dans les faits, les enquêteurs des trois structures peuvent agir conjointement et leurs procédures sont souvent imbriquées.
Les sanctions sont calibrées par le législateur en fonction du type de manquement. Sur les délais de paiement (L. 441-10 C. com.), l'amende administrative peut atteindre 2 millions d'euros pour une personne morale et 75 000 € pour une personne physique. Sur les pratiques commerciales trompeuses (L. 132-2 C. conso.), l'amende peut atteindre 1,5 million d'euros pour une personne morale, voire 10 % du chiffre d'affaires. Sur les pratiques restrictives de concurrence, le plafond est de 5 millions d'euros (L. 442-4 C. com.). À ces sanctions financières s'ajoutent la publication "name and shame", les injonctions sous astreinte, et le risque pénal pour le dirigeant en cas de pratique commerciale trompeuse ou de tromperie.
Oui. La publication de la sanction sur le site de la DGCCRF n'est pas automatique : elle est décidée par l'administration en considération de la gravité des faits, du comportement de l'entreprise pendant la procédure et des mesures correctrices mises en oeuvre. Dans le cadre du dialogue contradictoire (60 jours L. 470-2 IV), il est possible de négocier l'absence de publication en démontrant la coopération de l'entreprise, l'absence de réitération et l'effectivité du plan de mise en conformité. Si la publication a déjà eu lieu, un recours pour excès de pouvoir devant le Tribunal administratif peut être engagé pour en obtenir le retrait, en démontrant la disproportion de la mesure.
Oui, sans réserve. L'audition libre intervient dans un cadre pénal (enquête préliminaire ou de flagrance) et la personne entendue bénéficie des garanties de l'article 61-1 du Code de procédure pénale depuis la loi du 27 mai 2014 : information sur l'infraction reprochée, droit au silence, droit à un avocat, droit à un interprète. L'audition libre n'est jamais "anodine" : tout ce qui y est déclaré peut être utilisé contre vous et contre votre entreprise. La présence de l'avocat est non seulement possible mais fortement recommandée, en particulier sur des qualifications pénales lourdes (pratique commerciale trompeuse, tromperie aggravée, faux et usage de faux).
Deux mois à compter de la notification de la décision de sanction pour saisir le Tribunal administratif territorialement compétent (recours pour excès de pouvoir ou recours de pleine juridiction selon la nature du contentieux). Avant ou pendant ce délai, il est possible de former un recours gracieux auprès de l'autorité qui a pris la décision, ou un recours hiérarchique auprès de l'administration centrale. Ces recours administratifs peuvent prolonger le délai contentieux mais ne sont pas obligatoires. Le contentieux peut viser le montant de l'amende, le caractère probant des constatations, la régularité de la procédure (vices de forme, défaut de contradictoire, défaut de motivation), ou la publication "name and shame".
L'avocat est l'oeil et la voix de l'entreprise pendant l'OVS. Sa présence (physique ou téléphonique en flux continu) permet de : (1) vérifier que les enquêteurs respectent strictement le périmètre de l'ordonnance du JLD (locaux visés, infractions ciblées, types de documents saisissables), (2) faire valoir le secret professionnel avocat-client pour tous les échanges écrits ou messageries entre le dirigeant et son avocat (mise sous scellé séparé), (3) faire consigner au PV de fin d'opération les contestations et les protestations sur la régularité de la perquisition, (4) préparer immédiatement, dès la fin de l'OVS, le recours contre l'ordonnance et le recours contre les opérations de saisie (délai : 1 mois). Sans avocat sur place, le terrain procédural de contestation est très souvent perdu.
De la gestion de crise à la mise en conformité
Voici des exemples concrets d'interventions pour protéger l'entreprise face aux autorités de contrôle :