Achat, vente, crédit-bail, TVA et litiges de yachts et bateaux de plaisance. Avocat au Barreau de Paris, intervention en visio partout en France.

Un navire de plaisance est un actif juridiquement et fiscalement singulier. C'est un bien meuble, mais immatriculé, susceptible d'hypothèque maritime, doté d'une situation TVA propre qui suit le navire toute sa vie, soumis à une fiscalité spécifique (TAEMP, douanes à l'importation) et échangé sur un marché où les contrats - compromis de courtiers, contrats de crédit-bail, clauses d'exclusion de garantie - sont presque toujours rédigés dans l'intérêt de l'autre partie.
La difficulté de la matière est sa transversalité : une même acquisition mobilise le droit des contrats (garanties, conditions suspensives, séquestre du prix), le droit maritime (francisation, pavillon, hypothèque), le droit fiscal (TVA, statut du navire, détention en société) et parfois le droit douanier (importation, admission temporaire). Chaque spécialiste isolé n'en voit qu'une facette ; c'est précisément à l'articulation des quatre que naissent les litiges - et que se joue la sécurité de l'opération.
Notre cabinet intervient sur l'ensemble du cycle de vie du navire, du premier projet d'achat à la revente, en passant par le financement, l'exploitation et le contentieux. Une part significative de notre activité est consacrée aux transactions nautiques, pour des clients en France, en Suisse et à l'étranger - l'essentiel de nos dossiers se traite en visioconférence, avec des créneaux adaptés aux fuseaux horaires.
Cette approche vous apporte :
Ne restez pas dans l'incertitude. Accédez directement à l'agenda du cabinet pour fixer une consultation (visio ou téléphone) adaptée à vos disponibilités.
Acquisition et vente
Financement et fiscalité
Litiges
Exemples présentés à titre pédagogique, anonymisés, publiés avec l'accord des clients. Chaque dossier est unique : les issues passées ne préjugent d'aucun résultat.
Un client résident suisse nous confie l'acquisition d'un voilier de croisière en France. Notre intervention : analyse préliminaire du montage, vérification de la situation TVA du navire et du régime applicable à la prestation (preneur non assujetti établi hors UE, art. 259 B CGI), revue de l'acte et des conditions suspensives, coordination des formalités. L'opération a été menée à son terme dans un cadre fiscal vérifié, en visioconférence de bout en bout.
Un acheteur nous saisit avant de signer : le courtier ne dispose pas de compte séquestre dédié, une avarie majeure ancienne n'apparaît dans aucun document contractuel, et le projet de contrat exclut toute garantie des vices cachés en mettant les réparations à la charge de l'acquéreur. Notre analyse a mis ces trois points en évidence et permis au client de renégocier les conditions de l'opération avant tout engagement.
Ce n'est pas obligatoire, mais un navire n'est pas un bien meuble ordinaire : il est immatriculé, peut être grevé d'une hypothèque maritime opposable à l'acheteur, porte une situation TVA qui le suit toute sa vie, et s'échange par des contrats où les garanties légales sont fréquemment réduites. Sur une transaction à cinq ou six chiffres, l'analyse préalable représente une fraction du prix et neutralise les litiges les plus courants.
Quatre familles : juridiques (identité du vendeur, pouvoir de vendre, absence d'hypothèque ou de saisie), fiscales (statut TVA du navire - un navire dont la TVA n'a pas été régulièrement acquittée expose l'acheteur), techniques (expertise indépendante, historique d'avaries et de sinistres assurance) et contractuelles (conditions suspensives, séquestre du prix, garanties). L'ordre des opérations compte autant que leur contenu.
Entre particuliers, elle est en principe valable - sauf si le vendeur connaissait le vice. Face à un vendeur professionnel, elle est réputée non écrite. Toute la difficulté est de qualifier le statut réel du vendeur et de prouver sa connaissance du vice : c'est un terrain d'expertise et de preuve, où la stratégie se décide tôt.
C'est un excellent outil de financement, à condition d'en mesurer les termes : le financeur reste propriétaire jusqu'à la levée d'option, le contrat déroge au droit commun du louage (entretien, perte du navire), et l'avenant d'exonération de TVA impose des justifications régulières dont le défaut fait peser le rappel fiscal sur le locataire. L'analyse de votre contrat précis relève de l'analyse préliminaire.
En principe non : l'article 39, 4 du CGI classe les yachts et bateaux de plaisance dans les dépenses somptuaires, non déductibles. L'exception : le navire directement lié à l'objet social (charter, école de voile, location effective). La frontière entre exploitation réelle et montage de façade est étroitement contrôlée - c'est une structuration à valider avant l'acquisition, pas après.
Il n'existe pas d'« astuce » : il existe des régimes précis - navire déjà en libre pratique TVA acquittée, exonérations liées à la navigation hors des eaux de l'UE (sur preuve, le forfait a été supprimé), prestations à un preneur établi hors UE. Chaque régime a ses conditions et son dossier de preuve. Mal appliqués, ils se paient avec intérêts et pénalités des années plus tard.
L'analyse préliminaire d'un projet ou d'un litige est un forfait défini à l'avance, communiqué avant tout engagement. Les étapes suivantes (sécurisation de la transaction, contentieux) font l'objet d'un forfait ou d'un devis selon la valeur du navire et la complexité. Aucune facturation n'intervient sans accord préalable sur son montant.
Oui - c'est même la norme dans cette matière : nos clients sont sur tout le littoral, en Suisse et à l'étranger. L'essentiel des dossiers se traite en visioconférence, avec des créneaux adaptés aux fuseaux horaires, et les formalités se coordonnent à distance.