Contrôle de la DDPP : qui vous contrôle, les 48 premières heures, le délai d'un mois après le procès-verbal, honoraires. Intervention partout en France.

Un avis de passage, une visite dans vos locaux, un achat test sur votre site, une demande de documents ou une convocation : un contrôle de la DDPP commence rarement par une sanction, mais il en fixe presque toujours les termes. Ce que l'entreprise remet et déclare dans les premiers jours devient la matière du procès-verbal, et le procès-verbal devient la base de tout ce qui suit : l'amende administrative, l'injonction, la transmission au procureur, la publication. Le moment où l'on peut encore orienter le dossier se situe donc au début, souvent avant même que le dirigeant ait mesuré ce qui était en jeu.
Cette page s'adresse aux dirigeants d'entreprise qui viennent d'être contrôlés par une direction départementale de la protection des populations, ou qui attendent la suite d'un contrôle. Elle explique qui vous contrôle, comment se déroule le contrôle, ce qu'il faut faire dans les 48 premières heures et quel délai court après le procès-verbal. Elle complète notre page consacrée aux contrôles de la DGCCRF, des DDPP et des DREETS, qui présente l'ensemble des procédures et des guides du cabinet.
Un contrôle vient d'avoir lieu ? Le premier échange sert à identifier ce qui court et ce qui ne doit pas partir avant analyse. Il se tient en visioconférence ou par téléphone, partout en France, sous forme de forfait à partir de 250 € HT. Vous pouvez joindre le cabinet au 06 58 09 53 31 ou réserver un créneau en ligne, avec une réponse sous 24 heures ouvrées.
La DDPP est le service départemental chargé de la protection économique et de la sécurité des consommateurs. Elle est placée sous l'autorité du préfet et applique les programmes d'enquête définis au niveau national par la DGCCRF. Dans une partie des départements, ces missions sont exercées par une DDETSPP, direction qui regroupe aussi les services de l'emploi et des solidarités. Pour l'entreprise contrôlée, la différence de nom ne change rien : les agents, les pouvoirs d'enquête et la procédure de sanction sont les mêmes.
Le point qui surprend souvent les dirigeants tient à la répartition des rôles. Les enquêteurs qui se déplacent appartiennent à la direction départementale, mais le dossier peut être suivi, orienté ou sanctionné à un autre niveau. Le directeur de la DDPP fait partie des autorités qui peuvent prononcer une amende administrative en matière de consommation (code de la consommation, article R. 522-1), au même titre que la DGCCRF ou la DREETS.
Le champ est large, et il ne se limite pas aux commerces de détail. Les contrôles portent notamment sur les sujets suivants :
Le contrôle a lieu dans votre département, mais la procédure qui suit est écrite et nationale : mêmes textes, mêmes délais, mêmes pièces. L'essentiel du travail de l'avocat se fait sur dossier, en visioconférence et par échange sécurisé de documents, avec un déplacement pour l'audition lorsque c'est utile. Le critère pertinent n'est donc pas la proximité géographique, mais la pratique régulière de ces procédures et la capacité à intervenir vite.
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Les enquêteurs peuvent se présenter sans prévenir, relever des prix, examiner des produits, copier des documents et recueillir des déclarations. Le contrôle peut aussi se faire à distance : pour vérifier un site ou une application, les agents peuvent agir sous une identité d'emprunt (code de la consommation, article L. 512-16), par exemple en passant commande comme un client ordinaire. Beaucoup de dossiers commencent ainsi par une constatation que l'entreprise ne découvre qu'au moment où elle reçoit une demande de pièces.
Les agents peuvent exiger la communication de documents de toute nature (article L. 512-8). Refuser ou entraver un contrôle constitue un délit (article L. 531-1) : la question n'est donc jamais de savoir s'il faut répondre, mais comment. Le périmètre de la demande, la période visée, la forme des fichiers et les réserves qui les accompagnent fixent durablement le récit du dossier. Notre guide sur le droit de communication de l'article L. 512-8 détaille ce que l'administration peut exiger et ce qui se discute.
Lorsque les faits peuvent recevoir une qualification pénale, par exemple une pratique commerciale trompeuse, le dirigeant peut être convoqué à une audition libre. Elle obéit aux garanties de l'article 61-1 du code de procédure pénale : information sur l'infraction reprochée, droit de se taire, droit d'être assisté par un avocat. Tout ce qui y est dit peut être utilisé contre la société et contre le dirigeant lui-même. Notre article sur l'audition libre devant la DGCCRF ou la DDPP présente son déroulement.
Les constatations sont consignées dans un procès-verbal, qui fait foi jusqu'à preuve contraire. C'est la pièce centrale de la suite : l'administration s'y réfère pour qualifier les faits, chiffrer le manquement et choisir la voie, administrative ou pénale. Le procès-verbal de constatations et sa contestation font l'objet d'un guide distinct.
Dans les deux jours qui suivent un contrôle, l'objectif n'est pas de répondre à l'administration, mais de savoir exactement ce qu'elle a vu et ce qu'elle a emporté. Trois éléments comptent plus que les autres :
Le dommage vient rarement du fait initial. Il vient de la réponse envoyée trop vite, par un collaborateur de bonne foi, avec un tableau qui reconnaît implicitement une méthode de calcul, une période ou une pratique que l'on aurait pu discuter. Il vient aussi des corrections faites dans la précipitation, qui effacent l'état des lieux dont on aura besoin pour se défendre. Notre article sur ce qui aggrave un dossier revient sur ces erreurs.
C'est précisément à ce stade qu'un accompagnement par un avocat en contrôles DGCCRF et DDPP fait la différence : un seul interlocuteur pour l'administration, un calendrier écrit, et rien n'est transmis avant d'avoir été relu au regard de l'ensemble du dossier.
Lorsque l'administration envisage une amende administrative, elle transmet une copie du procès-verbal à la personne mise en cause (article L. 522-4) puis l'informe par écrit de la sanction envisagée, en l'invitant à présenter ses observations (article L. 522-5). Ce délai est d'un mois (article R. 522-2). Pendant cette phase, les documents du dossier sont communicables à la personne concernée ou à son représentant (article L. 522-8). L'administration peut aussi proposer une transaction administrative, qui suspend ce délai (article L. 522-9-1). Le montant, la qualification, le cumul des manquements (article L. 522-7) et la publication de la décision (article L. 522-6) se discutent à ce moment-là, et rarement après.
Le plafond de l'amende dépend du manquement : de 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une société pour de nombreux manquements d'information, jusqu'à 375 000 € pour une société en matière de démarchage téléphonique (article L. 242-16). Notre article sur la phase contradictoire et la lettre d'intention explique comment se prépare cette réponse.
La DDPP peut aussi enjoindre à l'entreprise de se mettre en conformité dans un délai donné (article L. 521-1), après une procédure contradictoire. L'injonction n'est pas une amende, mais son inexécution est elle-même passible d'une amende administrative (article L. 522-1). Le délai de mise en conformité et la rédaction des mesures demandées méritent d'être examinés avant que l'injonction ne devienne définitive.
Lorsque les faits relèvent d'un délit, le procès-verbal peut être transmis au procureur de la République. La pratique commerciale trompeuse est punie de deux ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende, peines portées à cinq ans et 750 000 € lorsqu'elle est commise en ligne (article L. 132-2), le montant pouvant être porté à un pourcentage du chiffre d'affaires. Une transaction pénale peut être proposée par l'administration, avec l'accord du procureur (article L. 523-1). Le procès-verbal transmis au procureur fait l'objet d'un article dédié.
Une décision d'amende ou d'injonction se conteste devant le tribunal administratif dans les deux mois de sa notification. La publication de la sanction, lorsqu'elle est prévue, se discute dès la phase contradictoire, puis dans le recours.
Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur, identiques à ceux de notre page domaine. Ils ne constituent pas une offre : le montant applicable est arrêté par écrit dans une convention d'honoraires signée avant le début de la mission.
Dans la plupart des dossiers, le premier échange suffit à établir le calendrier et à savoir si une analyse écrite du procès-verbal est utile. Lorsque l'administration a déjà fixé une date, le cabinet commence par ce qui court en premier : la remise des pièces, l'audition ou le délai d'observations.
Le cabinet intervient sur des contrôles conduits par les DDPP et les DDETSPP de tous les départements, ainsi que par la DGCCRF et les DREETS. La majorité du travail se fait en visioconférence et par échange sécurisé de documents ; le cabinet se déplace pour les auditions et les audiences lorsque c'est utile. En outre-mer, les mêmes missions relèvent d'administrations organisées différemment : notre article sur les contrôles en outre-mer précise lesquelles. Les dirigeants qui résident hors de France trouveront dans notre guide sur la convocation par l'administration française d'un résident à l'étranger les règles qui leur sont propres. Les échanges peuvent se tenir en français ou en anglais.
La loi ne l'impose pas, mais l'avocat est prévu à chaque étape : pendant l'audition libre, pendant la phase contradictoire, devant le tribunal. Son intérêt est surtout d'intervenir tôt, avant que des pièces ou des déclarations ne fixent le dossier. Un premier échange suffit souvent à savoir si l'affaire appelle un accompagnement complet ou une simple vigilance.
Oui. Vous choisissez librement votre avocat, et la procédure est la même dans tous les départements. Le cabinet, situé à Paris, intervient pour des entreprises contrôlées par des DDPP de toute la France, en visioconférence et avec des déplacements pour les auditions.
Lorsque l'administration envisage une amende administrative en matière de consommation, le délai pour présenter des observations est d'un mois à compter de sa lettre (article R. 522-2 du code de la consommation). Une demande de pièces ou une convocation fixe sa propre date. Le délai à surveiller dépend donc du document reçu : c'est la première chose à vérifier.
Non : faire obstacle à un contrôle est un délit (article L. 531-1). En revanche, ce qui est remis, sous quelle forme, pour quelle période et avec quelles réserves reste une décision à prendre avec méthode, et non une formalité à expédier dans l'après-midi.
Le premier échange d'urgence est proposé au forfait, à partir de 250 € HT, et l'analyse d'un procès-verbal avec une note écrite à partir de 700 € HT. Les étapes suivantes sont chiffrées au forfait ou par phase, et le montant est fixé par écrit avant le début de la mission.
Oui. Un contrôle de suivi est fréquent, en particulier lorsque l'administration a demandé des corrections ou prononcé une injonction. Notre article sur le nouveau contrôle annoncé sans date explique comment s'y préparer.
Un contrôle de la DDPP se joue moins le jour de la visite que dans les semaines qui suivent : ce qui est remis, ce qui est déclaré et la réponse apportée dans le délai d'un mois déterminent le montant, la qualification et la publication. Le bon réflexe consiste à faire relire le dossier avant de répondre, quel que soit le département du contrôle. Pour un premier échange, vous pouvez joindre le cabinet au 06 58 09 53 31 ou réserver un créneau .
Page rédigée par Guillaume Leclerc, avocat au Barreau de Paris, fondateur du cabinet Victoris, 34 avenue des Champs-Élysées à Paris.
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